Comment travaille… Lorraine Fouchet ?

Cette semaine, c’est Lorraine Fouchet qui a gentiment accepté de répondre à mes questions sur sa manière de travailler.

On apprécie d’autant plus que la romancière est en pleine écriture de son dernier ouvrage : « En ce moment je suis tellement plongée dans mon prochain roman, que j’ai l’impression d’émerger du fond d’une piscine dès que j’écris autre chose ! » , explique-t-elle. Cet humour que l’on sent, elle en fait preuve en filigrane dans ses réponses, jusqu’à la dernière…

Mais avant de les découvrir, un petit résumé de sa carrière littéraire… Lorraine Fouchet a toujours aimé écrire, mais pour des raisons personnelles elle a préféré devenir médecin, métier qu’elle a exercé pendant une vingtaine d’années. Finalement, son besoin d’écrire a été plus fort, et elle a abandonné la médecine pour se lancer, à 40 ans, dans la littérature… D’ailleurs c’est un thème que l’on retrouve dans son livre L’Agence (2003, Robert Laffont) : « Qui n’a pas eu un jour la tentation de changer de vie ? Combien ont osé franchir le pas ? »

Evidemment Lorraine Fouchet s’est également inspirée de son ancien métier dans ses livres, comme De toute urgence (1996, Flammarion), qui s’intéresse aux coulisses d’un SAMU. Et cette fille de ministre, mais surtout fille d’un homme parti trop tôt, reconnait volontiers que cette perte fait partie des thèmes qu’elle aborde dans ses romans : on le retrouve par exemple dans Le Phare de Zanzibar (1998, Flammarion), ou Place Furstenberg (2007, Robert Laffont). N’hésitez pas à consulter sa bibliographie pour avoir plus de détails sur ses romans. A noter qu’elle a également écrit des scénarios, des pièces radiophoniques, et des articles.

Et à présent, les réponses de Lorraine Fouchet sur sa manière de travailler…

  • INSPIRATION
 » J’aime raconter et catapulter les lectrices et lecteurs là où ils ne s’attendent pas à vibrer. »

Pour trouver une idée de roman, qu’est-ce qui vous inspire ? Votre vie, ce que vous observez, une envie de faire passer un message… ?
Ma vie, non, sûrement pas. L’émotion. L’amour. La joie. La mort. L’absence. La peur. La tendresse. Tout ce qui nous chamboule et nous tourneboule mais nous donne envie de vivre à plein, d’avancer, de rire, de ressentir, de jouir, d’exister. J’aime raconter et catapulter les lectrices et lecteurs là où ils ne s’attendent pas à vibrer.

Pendant l’écriture du roman, l’inspiration est-elle dure à trouver ?
Le plus difficile pour moi est de canaliser, de me freiner, de ne pas m’éparpiller dans toutes les directions.

« Je m’oblige à ne pas me précipiter devant mon Mac avant d’avoir longuement réfléchi. »

Pensez-vous que l’inspiration vient en travaillant, en s’obligeant à se mettre devant son ordinateur quoi qu’il arrive ?
Je ne crois pas. En ce qui me concerne, je m’oblige à ne pas me précipiter devant mon Mac avant d’avoir longuement réfléchi. Sauf là, je vous réponds d’un jet, comme une conversation. Il nous manque juste un bon café, espresso serré pour moi. Et vous, vous le prenez comment ?
Précision : ce n’est jamais une obligation de m’asseoir devant mon ordinateur, mais une envie profonde et un petit bonheur. Vraiment.

  • HISTOIRE, PERSONNAGES
« [Je commence avec] une idée de base, le premier chapitre, et le dernier. »

Faites-vous un plan avant d’écrire votre roman, ou vous lancez-vous juste avec une idée de base ?
Une idée de base, le premier chapitre, et le dernier.

Si vous faites un plan, est-ce que vous le suivez scrupuleusement, ou vous laissez-vous la liberté de le changer un peu en cours de route si besoin est ?
Je change en fonction de ce que je vis ou de la logique des personnages.

 » Il y a cela dans l’écriture, le plaisir de l’harmonie des personnages, chacun a sa logique interne et ses rebondissements de l’âme. »

Avant d’écrire, faites-vous des fiches sur les personnages, ou en tout cas les imaginez-vous de manière approfondie ?
Je ne fais pas de fiches, mais j’apprends à aimer les héros, à connaître leurs failles et leurs abysses, leurs couleurs, leurs goûts, leurs musiques, leurs looks, comme des amis proches. Qui ils aiment, comment ils font l’amour, s’ils ont des animaux, s’ils sont sportifs, leur alcool favori. Il y a cela dans l’écriture, le plaisir de l’harmonie des personnages, chacun a sa logique interne et ses rebondissements de l’âme.

Arrivez-vous à donner un ton particulier à chaque personnage, au travers des dialogues en particulier ?
J’essaye, les tics de langage, les références d’âge de milieu ou de métier, les gimmicks personnels.

  • STYLE, RE-ECRITURE

Etes-vous adepte du style, ou préférez-vous laisser la place à l’histoire ?
L’histoire m’emporte et m’entraîne.

Comment définissez-vous votre style, si vous pensez en avoir, et le travaillez-vous ?
Mon langage écrit n’est pas ma langue parlée, c’est certain. Je prends soin d’utiliser un bon français, de ne pas être redondante, d’employer les mots les plus justes. Chacun a sa petite musique je crois. Mais Philippe Besson ou Fred Vargas ont un style unique et intense qui leur est propre. Moi je raconte seulement des histoires, de mon mieux. Et je l’avoue, j’adore cela.

Ecrivez-vous à la première ou troisième personne, et pourquoi ?
Cela dépend des livres et des personnages. Sur 14 romans publiés, je crois avoir plus souvent employé la première personne.

« Je reprends au moins 6 fois le livre entier »

Est-ce que vous réécrivez beaucoup, et si oui, est-ce durant l’écriture du roman, ou une fois que vous l’avez terminé ?
Je reprends au moins 6 fois le livre entier (le premier et le dernier chapitre, des dizaines de fois). J’écris à grands traits, directement sur mon ordi, puis je relis, je peaufine, je relis, j’imprime, je relis, etc…

  • PERIODE D’ECRITURE

Quelle est votre journée-type lorsque vous êtes en période d’écriture : écrivez-vous plutôt le matin ou le soir ? Vous obligez-vous à écrire tous les jours, quitte à ce que ce soit peu, et pas abouti ?
Je travaille toute la journée, jamais le soir, jamais la nuit.
Ce n’est jamais une obligation, c’est… un plaisir, un challenge, un défi, un jeu, une émotion, je ne sais faire que cela et le soufflé au fromage…

« [Je n’écris] jamais dans un endroit public, j’ai besoin de calme et de concentration. »

Ecrivez-vous chez vous, ou à l’extérieur (café, bibliothèque, autre) ?
Chez moi, en Italie, sur l’île bretonne de Groix, dans le Gers, à Paris, sur un Mac portable, jamais dans un endroit public, j’ai besoin de calme et de concentration. Mon chien m’apporte des jouets baveux et fait le maximum pour me forcer à sortir jouer. Je résiste.

Trouvez-vous plus facile de vous isoler quand vous êtes en période d’écriture, ou partagez-vous votre temps entre écriture et vie sociale ?
Je partage mon temps, quand j’ai écrit de 9h du matin à midi et de quatorze heures à dix-neuf heures, j’exploserais s’il n’y avait pas la vraie vie, celles des gens de chair et de sang…

  • ROMAN, NOUVELLES, ETC…

Je crois que vous n’écrivez que des romans, pas de nouvelles, pourquoi ?
Je n’en lis pas. Je n’aime pas les courts métrages non plus. Ni les buffets froids. J’aime m’asseoir à une table, ou plonger dans une histoire où je m’installe.

Vous avez aussi écrit des scénarios, des pièces radiophoniques, des articles pour la presse… Pourquoi, et trouvez-vous ces formes d’écritures aussi intéressantes que les romans ?
Les scénarii, pour la joie de l’image, continuer l’aventure, catapulter les personnages de papier dans une dimension réelle…
Les pièces radio, pour la jubilation de la voix, donner vie et son aux héros…
Les articles, parce que je trouve très intéressant de travailler, parfois, sur un sujet imposé, au sein d’une équipe, en m’adaptant à un lectorat.
Les trois, parce que je ne suis pas un pur esprit, que je gagne ma vie avec mon stylo (c’est plutôt un ordinateur), et que ces trois dernières activités sont bien plus rémunérées qu’un roman…
Mais voir, dans un métro un train ou un avion, vibrer un inconnu plongé dans un livre que vous avez écrit, est un plaisir que des fortunes ne peuvent payer ! La liberté n’a pas de prix, mais elle a un coût.

  • POUR FINIR…
« Je suis persuadée que les livres aussi peuvent sauver des vies. »

Vous étiez d’abord médecin jusqu’à vos 40 ans, avant de devenir écrivain. Vous dites avoir eu un déclic… Comment s’est passée cette période charnière, et qu’est-ce que vous aimez dans le fait d’être écrivain ?
Jusqu’à mes 40 ans, j’ai été un médecin qui écrivait. Maintenant je suis un écrivain qui a été médecin. Si nous n’avons qu’une seule vie, je veux remplir la mienne au mieux. Je suis persuadée que les livres aussi peuvent sauver des vies.

 

« J’ai mis 10 ans [avant d’être publiée], en envoyant chaque année par la poste un roman différent… Il ne faut pas se décourager, mais écrire. »

Le chemin pour faire publier votre premier roman fut-il dur ?
J’ai mis 10 ans, en envoyant chaque année par la poste un roman différent…
Il ne faut pas se décourager, mais écrire.

Arrivez-vous à en vivre ?
Avant la crise, oui. Là, c’est plus difficile, vraiment.

Y a-t-il des thèmes qui reviennent ?
Le manque de père (le mien est mort l’été de mes 17 ans). Les maisons. L’harmonie. Les chiens. La musique. Les secrets de famille. Le désir. L’amour. La mort.
Tout ce qui nous rend humains, fragiles, intenses.

Avez-vous plusieurs idées de roman qui attendent dans un tiroir que vous les mettiez en mots, ou préférez-vous commencer un roman selon l’inspiration du moment ?
Plusieurs idées…

« Quand je prends un avion ou un train, j’ai toujours 4 livres avec moi. Imaginez que le train s’arrête loin de tout, que l’avion tombe et que j’atterrisse sur une île déserte… »

Si vous souhaitez rajouter quelque chose, n’hésitez pas…
Juste vous remercier pour ce moment ensemble, l’expresso était juste serré comme j’aime, et le chocolat noir délicieux, j’ai beaucoup aimé aussi la musique classique que vous avez mise en fond… du Bach, je crois ? [NDLR : La romancière m’a répondu par mail… c’est donc de l’humour !]
Une dernière précision : quand je prends un avion ou un train, j’ai toujours 4 livres avec moi. Imaginez que le train s’arrête loin de tout, que l’avion tombe et que j’atterrisse sur une île déserte…
Et je n’emprunte jamais de livres, ni en bibliothèque, ni à des amis, parce que j’ai l’habitude de prendre des notes sur les pages de garde et les dernières pages reliées. Donc tout mes livres ont plusieurs pages en moins. Ce n’est pas un manque de respect, c’est un partage, un échange, une « poignée de main de papier »…

Merci à Lorraine Fouchet pour ses réponses. N’hésitez pas à consulter son site web.

INSPIRATION

_ Pour trouver une idée de roman, qu’est-ce qui vous inspire ? Votre vie, ce que vous observez, une envie de faire passer un message… ?

ma vie, non, surement pas

l’émotion. l’amour. la joie. la mort. l’absence. la peur. la tendresse. tout ce qui nous chamboule et nous tourneboule mais nous donne envie de vivre à plein, d’avancer, de rire, de ressentir, de jouir, d’exister. j’aime raconter et catapulter les lectrices et lecteurs là où ils ne s’attendent pas à vibrer.

_ Pendant l’écriture du roman, l’inspiration est-elle dure à trouver ?

le plus difficile pour moi est de canaliser, de me freiner, de ne pas m’éparpiller dans toutes les directions.

_ Pensez-vous que l’inspiration vient en travaillant, en s’obligeant à se mettre devant son ordinateur quoi qu’il arrive ?

je ne crois pas. en ce qui me concerne, je m’oblige à ne pas me précipiter devant mon mac Intosh avant d’avoir longuement réfléchi. sauf là, je vous réponds d’un jet, comme une conversation. il nous manque juste un bon café, espresso serré pour moi. et vous, vous le prenez comment ?

précision : ce n’est jamais une obligation de m’asseoir devant mon ordinateur, mais une envie profonde et un petit bonheur. vraiment.

HISTOIRE, PERSONNAGES

_ Faites-vous un plan avant d’écrire votre roman, ou vous lancez-vous juste avec une idée de base ?

une idée de base, le premier chapitre, et le dernier.

_ Si vous faites un plan, est-ce que vous le suivez scrupuleusement, ou vous laissez-vous la liberté de le changer un peu en cours de route si besoin est ?

je change en fonction de ce que je vis ou de la logique des personnages.

_ Avant d’écrire, faites-vous des fiches sur les personnages, ou en tout cas les imaginez-vous de manière approfondie ?

je ne fais pas de fiches, mais j’apprends à aimer les héros, à connaître leurs failles et leurs abysses, leurs couleurs, leurs goûts, leurs musiques, leurs looks, comme des amis proches. qui ils aiment, comment ils font l’amour, s’ils ont des animaux, s’ils sont sportifs, leur alcool favori. il y a cela dans l’écriture, le plaisir de l’harmonie des personnages, chacun a sa logique interne et ses rebondissements de l’âme.

_ Arrivez-vous à donner un ton particulier à chaque personnage, au travers des dialogues en particulier ?

j’essaye, les tics de langage, les références d’âge de milieu ou de métier, les gimmicks personnels.

STYLE, RE-ECRITURE

_ Etes-vous adepte du style, ou préférez-vous laisser la place à l’histoire ?

l’histoire m’emporte et m’entraîne.

_Comment définissez-vous votre style, si vous pensez en avoir, et le travaillez-vous ?

mon langage écrit n’est pas ma langue parlée, c’est certain. je prends soin d’utiliser un bon français, de ne pas être redondante, d’employer les mots les plus justes. chacun a sa petite musique je crois. Mais Philippe Besson ou Fred Vargas ont un style unique et intense qui leur est propre. moi je raconte seulement des histoires, de mon mieux. et je l’avoue, j’adore cela.

_ Ecrivez-vous à la première ou troisième personne, et pourquoi ?

cela dépend des livres et des personnages. sur 14 romans publiés, je crois avoir plus souvent employé la première personne.

_ Est-ce que vous réécrivez beaucoup, et si oui, est-ce durant l’écriture du roman, ou une fois que vous l’avez terminé ?

je reprends au moins 6 fois le livre entier (le premier et le dernier chapitre, des dizaines de fois). j’écris à grands traits, directement sur mon ordi, puis je relis, je peaufine, je relis, j’imprime, je relis, etc…

PERIODE D’ECRITURE

_ Quelle est votre journée-type lorsque vous êtes en période d’écriture : écrivez-vous plutôt le matin ou le soir ? Vous obligez-vous à écrire tous les jours, quitte à ce que ce soit peu, et pas abouti ?

je travaille toute la journée, jamais le soir, jamais la nuit.

ce n’est jamais une obligation, c’est… un plaisir, un challenge, un défi, un jeu, une émotion, je ne sais faire que cela et le soufflé au fromage…

_ Ecrivez-vous chez vous, ou à l’extérieur (café, bibliothèque, autre) ?

chez moi, en Italie, sur l’île bretonne de Groix, dans le Gers, à Paris, sur un Mac portable, jamais dans un endroit public, j’ai besoin de calme et de concentration. mon chien m’apporte des jouets baveux et fait le maximum pour me forcer à sortir jouer. je résiste.

_ Trouvez-vous plus facile de vous isoler quand vous êtes en période d’écriture, ou aimez-vous partager votre temps entre écriture et vie sociale ?

je partage mon temps, quand j’ai écrit de 9h du matin à midi et de quatorze heures à dix-neuf heures, j’exploserais s’il n’y avait pas la vraie vie, celles des gens de chair et de sang

ROMAN, NOUVELLES, ETC…

_ Je crois que vous n’écrivez que des romans, pas de nouvelles, pourquoi ?

je n’en lis pas. je n’aime pas les courts métrages non plus. ni les buffets froids. j’aime m’asseoir à une table, ou plonger dans une histoire où je m’installe.

_ Vous avez aussi écrit des scénarios, des pièces radiophoniques, des articles pour la presse… Pourquoi, et trouvez-vous ces formes d’écritures aussi intéressantes que les romans ?

les scénarii, pour la joie de l’image, continuer l’aventure, catapulter les personnages de papier dans une dimension réelle

les pièces radio, pour la jubilation de la voix, donner vie et son aux héros

les articles, parce que je trouve très interessant de travailler, parfois, sur un sujet imposé, au sein d’une équipe, en m’adaptant à un lectorat.

les trois, parce que je ne suis pas un pur esprit, que je gagne ma vie avec mon stylo (c’est plutôt un ordinateur), et que ces trois dernières activités sont bien plus rémunérées qu’un roman…

mais voir, dans un métro un train ou un avion, vibrer un inconnu plongé dans un livre que vous avez écrit, est un plaisir que des fortunes ne peuvent payer !

La liberté n’a pas de prix, mais elle a un coût.

POUR FINIR…

_ Vous étiez d’abord médecin jusqu’à vos 40 ans, avant de devenir écrivain. Vous dites avoir eu un déclic… Comment s’est passée cette période charnière, et qu’est-ce que vous aimez dans le fait d’être écrivain ?

jusqu’à mes 40 ans, j’ai été un médecin qui écrivait. maintenant je suis un écrivain qui a été médecin. si nous n’avons qu’une seule vie, je veux remplir la mienne au mieux. je suis persuadée que les livres aussi peuvent sauver des vies.

_ Le chemin pour faire publier votre premier roman fut-il dur ?

j’ai mis 10 ans, en envoyant chaque année par la poste un roman différent

il ne faut pas se décourager, mais écrire.

_ Arrivez-vous à en vivre ?

avant la crise, oui. là, c’est plus difficile, vraiment.

_ Avez-vous une autre activité professionnelle à côté, par choix ou obligation ?

articles. scénarii.

_Y a-t-il des thèmes qui reviennent ?

le manque de père (le mien est mort l’été de mes 17 ans). les maisons. l’harmonie. les chiens. la musique. les secrets de famille. le désir. l’amour. la mort.

tout ce qui nous rend humains, fragiles, intenses.

_ Avez-vous plusieurs idées de roman qui attendent dans un tiroir que vous les mettiez en mots, ou préférez-vous commencer un roman selon l’inspiration du moment ?

plusieurs idées

_ Et si jamais vous ressentez le besoin de rajouter quelque chose sur un sujet que j’aurais oublié d’aborder, n’hésitez pas…

juste vous remercier pour ce moment ensemble, l’expresso était juste serré comme j’aime, et le chocolat noir délicieux, j’ai beaucoup aimé aussi la musique classique que vous avez mise en fond…

du Bach, je crois ?

une dernière précision: quand je prends un avion ou un train, j’ai toujours 4 livres avec moi. imaginez que le train s’arrête loin de tout, que l’avion tombe et que j’atterrisse sur une île déserte…

et je n’emprunte jamais de livres, ni en bibliothèque, ni à des amis, parce que j’ai l’habitude de prendre des notes sur les pages de garde et les dernières pages reliées. donc tout mes livres ont plusieurs pages en moins. ce n’est pas un manque de respect, c’est un partage, un échange, une « poignée de main de papier »?

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